_Propriété du Département de la Drôme depuis 1947, le Château des Adhémar à Montélimar est un monument historique classé qui accueille depuis 2000 le Centre d’art contemporain, une structure de diffusion référente qui accompagne des projets d'artistes dans la singularité d'un propos liant exigence et ancrage territorial et s’inscrit dans le projet des trois châteaux départementaux (Montélimar, Grignan, Suze-la-Rousse) dont l’objectif est de croiser création contemporaine et patrimoine. C'est avec une jeune plasticienne néerlandaise que le centre d'art contemporain ouvre la saison 2012: en effet, l'exposition Adhemarie Show dévoile le microcosme baroquisé de Marie Hendriks, ses environnements hybrides et ses images fantasmagoriques ; légendes universelles ou singulières y sont rejouées dans des installations énigmatiques mêlant photographie, sculpture, dessin et vidéo. Soudainement un récit inédit naît et révèle des personnages récurrents dans un univers joyeusement anachronique. Adhemarie Show est une exposition établie dans un mélange des genres : Marie Hendriks y orchestre une subtile cohabitation entre des productions in situ liées à l’histoire chevaleresque du château, des pièces en céramique contemporaine créées durant sa résidence estivale aux Pays-Bas ainsi que des images issues de l'univers décalé d’un « Western Spaghetti Baroque ». Mêlant réel et artificiel, à partir de références liées au folklore et à l'imagerie populaires, de souvenirs d’enfance et de paysages exotiques intrigants, l'artiste fait naître un monde troublant qu'elle dévoile au sein d'aires d'expositions métamorphosées totalement en univers domestiques. Objets ornementés et désuets y forment un décor théâtral haut en formes et en couleurs. « Je développe un fort goût pour tous les courants qui ont eu recours à l’artifice comme le Maniérisme, le Baroque, le Rococo au sein duquel mon travail puise formellement un univers sensoriel enveloppant et généreux. Au moment de l’exposition, j’investis complètement l’espace: il est camouflé sous les couches de moquettes, draperies et ornements qui s’accumulent dans une surenchère. Les frontières entre la mise en scène inhérente des œuvres et celles de leurs espaces d’exposition sont floutées. Ce qui engendre un magma joyeux ou les pièces dialoguent entre elles et le spectateur devient figurant dans un environnement délirant ».(M. Hendriks) En partenariat avec Analix Forever / Genève, l’Espace Croisé - centre d’art contemporain / Roubaix, Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains / Tourcoing, Les jardins de Drulon / Loye-sur-Arnon), Musée de Bourgoin-Jallieu, Sundaymorning@ekwc - European Ceramic Workcentre / Den Bosch, Whatever Visual / Kortrijk. Jusqu'au 15 Avril 2012 Centre d’art contemporain du château des Adhémar Add Comment videodrones - Céleste Boursier-Mougenot 02/10/2012
_Installation dans l’ancienne sacristie du Collège des Bernardins Du 10 février au 15 avril 2012 Le Collège des Bernardins présente une installation de Céleste Boursier-Mougenot s’inscrivant dans la série des videodrones. Cette série d’installations audio et vidéo est basée sur un principe technique qui permet d’écouter le son produit par des images. La sortie vidéo d’une caméra connectée à l’entrée d’un amplificateur audio produit un bourdonnement continu, génère un drone qui module en fonction de la quantité de lumière captée par la caméra, de la luminosité, de la vitesse et de la taille des objets qui traversent son cadre. L’artiste installe des caméras vidéo aux alentours du Collège des Bernardins pour filmer l’activité ambiante. Les images captées par les caméras sont ensuite rediffusées en direct et en continu : la ville en mouvement, les flux urbains s’invitent dans les murs du Collège des Bernardins. La diffusion simultanée des images, des objets en mouvement, filmés selon différents points de vue, recompose la réalité. La multiplicité et le surdimensionnement des projections empêchent alors une lecture exhaustive et plongent le visiteur dans une réalité seconde, propice à l’écoute. Un dispositif spécifique d’accueil des visiteurs favorise la réflexion sur ces flux urbains, ces mouvements de la ville, entrant ainsi en résonance avec la vocation du Collège des Bernardins de réfléchir et de faire réfléchir sur notre monde et sa contemporanéité. En écho à l’installation de Céleste Boursier-Mougenot, le Collège des Bernardins propose de découvrir dans la nef une œuvre de Jan Kopp : un film d’animation intitulé Le tourniquet, 2009. Autour de l’exposition : - Table ronde : « L’art dans la cité », le jeudi 16 février 2012, de 20h à 22h. - Visite pour le jeune public « Tous à l’expo videodrones ! » le mercredi 7 mars 2012, de 14h30 à 15h30. Collège des Bernardins Exposition L'Arbre et le photographe à Ensba 02/01/2012
_ L’arbre a toujours fasciné, visuellement, graphiquement et symboliquement. Riche d’un fonds exceptionnel de plus de 70 000 photographies, l’École nationale supérieure des beaux-arts se propose d’en exposer une centaine consacrée à ce thème. L’exposition présente des photographies toutes signées des grands maîtres du XIXe siècle. Cet ensemble patrimonial trouve un prolongement dans une présentation de photographies contemporaines réalisées par de jeunes artistes diplômés de l’Ecole, des professeurs mais aussi par des artistes invités de renom. Les photographes du XIXe siècle Eugène Atget, Paul Marcellin Berthier, Félix Bonfils, Alfred Saint-Ange Briquet, Giacomo Caneva, Tancrède R. Dumas, Constant Alexandre Famin, Luigi Fiorillo, Henri Langerock, Jean Laurent, Georges Lékégian, Alexandre Leroux, Charles Marville, Séraphin Médéric Mieusement, François Pierson, Achille Léon Quinet, Atelier Sebah et Polycarpe Joaillier, Giorgio Sommer, Félix Teynard, Les frères Zangaki. Les photographes contemporains Claire Adelfang, Jocelyne Alloucherie, Mustapha Azeroual, Fanny Beguery, Anna et Bernhard Blume, , Nicolas Bruant, Jean-Marc Bustamante, Michel Cabaud, Beatrice Caracciolo, Domitille Chaudieu, Jean-Michel Fauquet,Robert Groborne, Lukas Hoffmann, Michael Kenna, Bogdan Konopka, Daniel Lebée, Sarah Moon, Jürgen Nefzger, Éric Poitevin, Michel Quétin, Mark Ruwedel, Tessa Traeger, Hermann Wendler. Jusqu'au 22 avril 2012. Ecole nationale supérieure des beaux-arts Galeries d'exposition 13 quai Malaquais, Paris 6e _Jusqu'au 18 mars 2012, La Fondation Cartier pour l'art contemporain présente l’exposition « Mathématiques, un dépaysement soudain », une création originale conçue en collaboration avec l’Institut des hautes études scientifiques (IHÉS), sous le patronage de l’UNESCO. Pour cette exposition, la Fondation Cartier a ouvert ses portes à la communauté des mathématiciens et sollicité des artistes familiers des lieux pour les accompagner et donner ainsi à voir, à écouter, à faire, à penser, à interpréter les mathématiques. En convoquant les mathématiques entre ses murs, la Fondation Cartier fait elle-même l’expérience du « dépaysement soudain » formulée par le mathématicien Alexandre Grothendieck. Huit artistes de renommée internationale ont été réunis afin d’accueillir ces chercheurs parmi lesquels Jean-Michel Alberola, Raymond Depardon et Claudine Nougaret, Takeshi Kitano, David Lynch, Beatriz Milhazes, Patti Smith et Hiroshi Sugimoto. Fondation Cartier pour l’art contemporain "Les neiges" au Musée de l'Image à Epinal 12/23/2011
_"Qui peut rester indifférent à la toute première averse de neige, à l’arrivée des flocons un matin d’hiver ? Le Musée de l’Image a choisi de confronter les regards d’artistes, peintres, photographes, mais aussi d’écrivains et de compositeurs ayant ressenti une même émotion devant un paysage enneigé... un même émerveillement. Cette exposition réunit, pour la première fois, les œuvres d’artistes majeurs : de Hiroshige au Japon sur la route du Tokaïdo, à Giacomelli, Roman Signer, en passant par Debussy, Victor Hugo, mais aussi Richard Petit dont les photographies, distantes, oscillent entre sublime et banal, sacré et profane... D’autres images, encore, comme ces fascinantes photographies de cristaux de neige, les images de campagnes napoléoniennes de Pellerin à Epinal, de belles histoires aussi, avec le conte de Michka ou encore Blanche-Neige des frères Grimm... Vision avant tout poétique de la neige, cette exposition nous entraîne sur des chemins de traverse, semés d’impressions, de sensations que les œuvres permettent de découvrir mieux, de ressentir. Un émerveillement. Comme un cadeau de Noël enneigé." Musée de l'Image _À l’initiative de Patricia Brignone, critique d’art invitée du MAC/VAL pour l’année 2011, le cinquième colloque organisé par le musée propose deux journées de réflexion sur les formes renouvelées de la performance, mêlant conférences, récits performés et autres mises en actes, doublées d’une programmation vidéo. Mi-colloque, mi-festival, cet événement s’appuie sur le titre original « How to do Things with Words », (volontiers humoristique) de l’ouvrage désormais célèbre de John Lagshaw Austin, traduit en français par Quand dire c’est faire et sur l’intérêt revendiqué par bon nombre d’artistes, désireux de s’essayer au jeu de cette complexité à glisser d’un champ l’autre. Samedi 3 décembre 14h « Du dire au faire et autres procédures » Patricia Brignone, conférence « 9 Evenings » Barbro Schultz Lundestam, projection 15h « Passage à l’acte » Fanny de Chaillé et Philippe Ramette, performance 16h « La visite guidée et ses énoncés performatifs » Stéphanie Airaud et Yaël Kreplak, conférence 17h « Une performance de plus » Esther Ferrer, performance 18h « Pour une thèse vivante » Troisième chapitre, Claudia Triozzi, performance Cocktail de Yoann Mathurin. Dimanche 4 décembre 14h « Abstract Telling » Olivier Dollinger, projection « Avis de brouillard sur le tournant linguistique » David Zerbib, conférence 15h « Rehearsal retrospective / Répétition rétrospective » Dora Garcia, performance « After Tomorrow... » Anne Dressen et Adèle Jayle, conférence-performance 17h « In the Loop » Jérôme Game, lecture-performance 18h D’après le spectacle « 1973 » Massimo Furlan et Marc Augé, performance Une publication réunissant les contributions des invités de ces deux journées sera disponible dans toutes les librairies à partir du 18 janvier 2012. MAC/VAL, musée d'art contemporain du Val-de-Marne Ryan Trecartin / Lizzie Fitch au mam Paris 11/11/2011
_Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente Any Ever*, première exposition d’envergure en France des artistes américains Ryan Trecartin et Lizzie Fitch. Depuis plus de cinq ans, ils développent à travers vidéos, installations et sculptures un monde où la culture consumériste et les relations intergénérationnelles sont amplifiées jusqu’à l’absurde. Ryan Trecartin et Lizzie Fitch travaillent ensemble, la fonction de chacun variant selon les projets. Pour les vidéos, Ryan Trecartin écrit les scénarios, dirige les acteurs et réalise le montage, tandis que Lizzie Fitch se charge de la production. Pour les installations et les sculptures, leur collaboration est fluide, quoique spécifique. Le rôle de chaque intervenant est d’ailleurs toujours détaillé dans le générique des films ou les crédits des œuvres plastiques. Au-delà du rapport auteur(s)-collaborateur(s), leur travail invente une forme nouvelle de création collective. Dans ses vidéos, Ryan Trecartin fait figure d’homme-orchestre, bien que les rôles tenus par ses amis soient autant de performances individuelles. Les personnages se mélangent, fusionnent, se subdivisent... Le genre, l’âge, l’apparence et la fonction sont autant de données aléatoires dont la permutation sert de ressort à la fiction. Initiée par le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris en 2009, en étroite relation avec les artistes, l’exposition est construite comme un environnement protéiforme. Le spectateur est entraîné dans un copier-coller sans fin, anarchique et jubilatoire. Cependant, aucun de ces récits n’est univoque ; les comportements s’y répètent en boucle ou soudain échappent aux motivations qui avaient semblé les guider. Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris | Agenda Culturel
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